C’est chaud d’en parler, mais faites-le !

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C’est chaud d’en parler, mais faites-le !

L’exemple du sujet de conversation le plus banal était le temps. ‘’Oh, il fait trop chaud.’’ ‘’Oh, il fait trop froid.’’ ‘’Rhoo, il pleut encore’’ etc.  Aujourd’hui la météo a complètement perdu sa neutralité en tant que sujet de conversation, même si une grande partie des gens ne s’en rendent pas compte.

Un problème incontournable

La plupart des gens et beaucoup de médias vont parler de la canicule, sans mentionner le réchauffement climatique, mais le sujet hante inévitablement la conscience de pratiquement tout le monde. Les conditions météorologiques que nous observons ne sont plus un objet neutre, car nous savons que collectivement nous avons un impact direct sur le climat et donc sur toutes ses manifestations. Chaque conversation banale sur la météo est placée dans un contexte d’anxiété existentielle et touche à des questions politiques et même philosophiques.

Le réchauffement climatique n’est pas une crise de l’avenir, c’est la réalité dans laquelle nous vivons tous les jours. Au moment où l’humanité s’est rendue compte des effets des néfastes liés à l’utilisation des énergies fossiles, nous nous trouvions déjà complètement immergés dans le cadre du réchauffement climatique. Et même si notre société arrêterait dès aujourd’hui toute sorte d’activité qui contribue à ce réchauffement, le processus que nous avons déclenché jusqu’à présent influencerait le climat de la Terre pendant des milliers d’années.

C’est complètement inutile de débattre si une canicule, un orage ou une tempête de neige est le produit du réchauffement climatique. Nous pouvons être certains que chaque événement météorologique est inévitablement placé dans le contexte d’un atmosphère global plus chaud et plus humide, qui est le produit du réchauffement climatique. Ce réchauffement n’est pas un objet hypothétique, ou une crise apocalyptique qui concernerait nos enfants. C’est un objet réel auquel nous n’allons jamais échapper. Nous devons donc essayer de le comprendre le mieux possible et nous devons interagir avec lui d’une manière consciente. Si nous continuons à nier son existence ou à le repousser vers notre inconscient, nous n’allons pas le faire disparaître, mais au contraire, nous allons davantage amplifier ses conséquences. L’objet du réchauffement climatique est si immense qu’il est complètement inévitable, physiquement et mentalement.

C’est chaud d’en parler

Le problème central c’est que ce n’est pas du facile de penser et encore moins de parler d’un problème si géant et si complexe. Je crois que nous nous rendons tous compte de la gravité de la situation, mais nous avons des réactions très différentes, même si elles sont souvent inconscientes. Certaines personnes nient activement les faits, même si ça veut dire qu’ils doivent croire à des théories infondées, contradictoires et paranoïaques. La plupart des gens tombent dans un déni passif où ils ne nient pas l’existence du problème, mais n’agissent pas, n’en discutent pas et essaient d’y penser le moins possible. Et puis, il y a d’autres personnes qui essayent consciemment de dédier une partie de leur énergie mentale à ce problème. Nous n’allons jamais réussir à résoudre un problème qui n’arrive pas à entrer dans notre conscience, nous avons besoin d’un maximum de personnes qui osent réfléchir, parler et agir.

Si le réchauffement climatique était une bombe qui est en train d’exploser, tout le monde en parlerait, tout le monde essaierait de faire tout ce qui est possible pour sauver un maximum de personnes et pour diminuer les dégâts. Mais mais le cas du réchauffement climatique,  l’explosion est si lente et diluée dans le temps, qu’elle devient particulièrement dangereuse. Nos cerveaux sont mal équipés pour gérer ce genre de problèmes.

Donc, la prochaine fois que vous avez l’occasion de démarrer une conversation sur le réchauffement climatique, avec un ami ou un collègue,  faites-le. Je sais que c’est inconfortable, je sais que beaucoup de gens vont vous prendre pour un fou, mais si nous n’arrivons pas à parler du problème, nous n’allons jamais réussir à adopter des solutions. Et je parle de bien solutions au pluriel, car il n’y a pas de solution unique et miraculeuse qui peut résoudre un problème qui touche à tant d’aspects différents de notre culture, de notre économie et de notre psychologie.

Si quelqu’un vous dit qu’il fait trop chaud, dites lui qu’il va faire de plus en plus chaud. Et à la place de lui faire directement un discours sur la science du réchauffement climatique, demandez-lui  ce qu’on peut faire pour agir des aujourd’hui. Essayons d’impliquer un maximum de gens ensemble.

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